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ELABORER UN PROJETAvec la notion de projet, on touche au cœur même du dynamisme associatif. L’association n’est pas un simple fait juridique, elle permet à partir de l’analyse de faits sociaux de mettre en œuvre des réponses à des questions qui se posent. Elaborer un projet consiste à définir les divers éléments nécessaires à sa mise en œuvre et à son évaluation. Définir les objectifs L’objectif principal d’une action doit être dégagé et distingué des objectifs secondaires et des moyens. Ce travail peut être long et sembler « vaseux ». Il est néanmoins important de prendre le temps de cerner au plus près le but que poursuit une association qui se lance dans une action, parfois de façon trop spontanée. Ainsi, projeter la diffusion d’un film est un moyen. La décision de le faire ou non est à examiner à la lumière de l’objectif principal (par exemple, sensibiliser à un thème évoqué dans le film). Connaître les besoins La connaissance des besoins permet de définir un projet qui corresponde aux attentes d’une population ciblée, de ne pas faire double emploi avec ce qui existe déjà, de mesurer l’ampleur des besoins (créer une garderie parentale, mettre en place une formation à l’écoute...). Mais il peut aussi qu’une association élabore un projet pour répondre à des besoins qu’elle a elle-même définis et qui sont liés à ses objectifs propres (sensibiliser à un pays qui vit des difficultés importantes, mieux faire connaître une maladie rare, faire connaître une action de développement...). Lorsqu’il s’agit de développer un service, il est souhaitable de se donner les moyens de bien connaître les besoins auxquels le projet veut répondre. Quantitative ou qualitative, une enquête peut être réalisée à partir d’un questionnaire fermé (plus quantitatif) ou ouvert (plus qualitatif) ou encore par un sondage téléphonique. Dans ce cas, il s’agit de connaître l’avis d’un échantillon de personnes sur une question précise. L’observation directe de pratiques sur le terrain (occupation de l’espace par des enfants, groupe d’âges fréquentant un lieu public...) nécessite une organisation rigoureuse qui permette la synthèse des résultats ainsi qu’un nombre important de bénévoles observateurs. Réunions ou rencontres à thème, mais aussi fêtes et animations... peuvent également être des moments privilégiés pour l’expression des gens. Choisir des partenaires Pour mener à bien certaines actions, il est nécessaire de s’entourer de partenaires. Cela implique une bonne connaissance du milieu que l’on souhaite toucher ainsi que du thème de l’action. Des personnes ressources ou des gens ayant déjà mené une action similaire à celle de l’association peuvent s’avérer très utiles pour partager leur expérience, suggérer des idées, indiquer des contacts complémentaires... Il faut déterminer clairement ce qui est demandé à d’éventuels partenaires, s’assurer qu’ils partagent les objectifs du groupe porteur, connaître leurs propres attentes par rapport à l’action et harmoniser stratégies spécifiques et stratégie globale. Choisir la cible Le public cible défini, à la lumière des buts de l’action, il faut ensuite définir les moyens de le toucher. Une démarche en direction des scolaires nécessite une méthodologie différente de celle en direction des professionnels de la santé... S’assurer de la faisabilité du projet Pour s’assurer de la viabilité et de la faisabilité d’un projet, il est utile d’évaluer l’ensemble des contraintes qui peuvent être rencontrées.
Définir des méthodologies Le groupe qui travaille sur un projet, surtout s’ils s’agit de personnes peu habituées à collaborer, gagnera à se définir quelques règles de fonctionnement Il est particulièrement important qu’il se dote d’un coordinateur ou d’une coordination et que des liens entre divers sous-groupes soient assurés, que l’information sur les avancées du projet circule. L’organisation en petits groupes pour certaines tâches (demandes de subventions, recherche d’une salle adaptée à un débat, fabrication d’un programme ou d’une affiche...) les rend moins lourdes et facilite leur exécution. Arrêter le contenu du projet
Articuler besoins et moyens A partir d’une liste des tâches à accomplir et des disponibilités et compétences des personnes, le groupe doit se partager les responsabilités des choses à faire, d’abord avant l’action, puis, pendant son déroulement. Et, il restera encore des choses à faire (rendre du matériel, remercier...) après l’action ! En partageant les tâches, prévoir des remplacements en cas de défaillances des responsables. Préparer l’évaluation Prévoir les éléments de l’action qui pourront être évalués. Penser à des éléments à prendre en compte durant l’action : compter le public, établir des grilles de satisfaction simples, à remettre au public après une manifestation et à collecter sur place, Prévoir... En tenant compte de l’ensemble de la préparation et du déroulement de l’action, l’échéancier permet de ne rien oublier et de prévoir à temps les choses qui doivent être faites. Ainsi, un dépliant, qui peut nécessiter rédaction, maquettage, impression et diffusion sera à prévoir beaucoup plus longtemps d’avance que la liste des médias à contacter. La communication, tant du point de vue de la forme des supports que du point de vue financier ne doit pas être oubliée dans l’échéancier et le budget prévisionnel. |