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LA FISCALITE DES ASSOCIATIONSToute association loi 1901 doit impérativement être sans but lucratif. Cela ne signifie pas qu’elle ne peut mener des activités de nature lucrative et faire de bénéfices : elle le peut, mais ceux-ci doivent être affectés à son développement ou fonctionnement et servir son but social. A partir des conditions concrètes dans lesquelles l’association exerce son activité, l’administration portera un jugement sur son degré de non lucrativité. L’association est soumise à des régimes fiscaux différents selon ce jugement. Celles qui n’effectuent aucune activité lucrative ne sont pas imposables, selon l’instruction fiscale faisant suite au rapport Goulard, en septembre 1998. Elles sont, en particulier, habituellement exonérées des impôts commerciaux : TVA (taxe sur la valeur ajoutée), taxe professionnelle, taxe d’apprentissage. Pour les autres, cette donnée n’est pas automatique, l’Administration peut contester, lors d’une de ses déclarations de l’association ou d’un contrôle fiscal, le jugement porté par l’association sur sa non lucrativité. Selon l’administration fiscale, une association, pour répondre à ce critère, doit remplir les conditions suivantes :
La nature désintéressée de la gestion. La gestion désintéressée d’une association implique de réunir les conditions suivantes :
Pour réellement déterminer si les associations exercent leur activité sans concurrencer le marché, il convient alors de poser la question des « 4 P » (produit, public, prix, publicité), dont d’importance est par ordre décroissant. Les « 4 P » - Produit Le produit ou service proposé par l’association doit répondre à un besoin auquel le marché ne répond pas ou peu. - Public Les activités de l’association doivent être menées au bénéfice de publics ayant des besoins particuliers, de par leur situation économique et sociale peu favorable. - Prix Les prestations offertes par l’association doivent témoigner d’un effort pour qu’elles soient financièrement accessibles aux publics visés. Les tarifs doivent être inférieurs à ceux du marché et peuvent être dégressifs, selon les moyens des bénéficiaires. - Publicité Les moyens d’information utilisés par l’association pour toucher le public visé doivent être adaptés à ce public et se différencier de la publicité, en particulier, celle de nature commerciale. Il est toutefois admis de faire appel à la générosité des donateurs par des campagnes (Téléthon par exemple) ou d’autres moyens. Le contenu des messages doit être en accord avec la nature des produits et du public. (Source : Associations mode d’emploi) Autres exonérations L’association bénéficie obligatoirement d’exonération des impôts commerciaux, à la condition que ses recettes accessoires soient inférieures à 60 000 € hors taxes :
Par ailleurs, si l’association qui exerce une activité commerciale et peut distinguer entre ses activités lucratives et celles qui ne le sont pas, et si la partie non-lucrative est significativement prépondérante, il lui est possible de bénéficier de deux régimes fiscaux distincts. Deux possibilités s’offrent alors :
Ceci nécessite une comptabilité rigoureuse, de préférence analytique, qui sera le reflet de la réalité comptable de l’association. Important à noter : Il faut prendre contact avec le service des impôts pour s’assurer de votre bon droit. Un inspecteur est plus spécialement chargé de la fiscalité des associations. |