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La force de nos 25 ans

Un quart de siècle après sa naissance controversée, l’AMECQ a tenu congrès à Shawinigan (Mauricie), les 28, 29 et 30 avril 2006... L’AMECQ, c’est l’association des médias écrits communautaires du Québec, véritable force médiatique et citoyenne...


Qui aurait pensé que de ces balbutiements médiatiques naîtrait une force communautaire et citoyenne si imposante ? En 25 ans, l’association des médias écrits communautaires du Québec a su asseoir une hégémonie participative tant dans le domaine de l’information alternative de qualité que dans la formation et la professionnalisation de « journalistes citoyens »...Assorennes vous propose un portrait historique de ce magnifique vecteur de la presse citoyenne.

La genèse

Le 16 novembre 1980, date historique pour l’AMECQ...Le ministère des communications du Québec verse une subvention à un front commun d’une douzaine de journaux communautaires qui, en ce jour fatidique, organise une assemblée qui fonde l’association. Quelques mois après sa fondation, l’association est reconnue d’utilité publique et participe au PAMEC (programme d’aide aux médias écrits communautaires)... S’ensuit une subvention directe conséquente et, en juin 1981, l’association établit son siège social sur la rue Rachel à Montréal et Pierre Baraby devient le premier secrétaire général. Le « bulletin » de l’asso est publié tous les deux mois, entérinant l’AMECQ dans le paysage médiatique québécois.

En 1982, l’association se structure et le premier congrès de l’AMECQ se tient au mois de mai à Trois-Pistoles, rassemblant une douzaine de médias écrits communautaires...Se posent les premières questions d’identité éditoriale et graphique, chaque média doit asseoir son « univers » éditorial et déclencher une source de financement en propre. Le financement, question épineuse puisque la survie de ces médias alternatifs est directement liée au financement extérieur, tant aux subventions gouvernementales qu’à des sources de financement propres à chaque entité médiatique. A noter que dès le début des années 80, l’apprentissage et l’intégration des ordinateurs font partie des activités et outils des journaux communautaires. A partir de 1983, le « bulletin » devient le « Médialu » ...L’association obtient un projet d’aide à la consolidation dans le cadre du programme Relais parrainé par le secrétariat d’état du Canada. La deuxième assemblée rassemble une soixantaine de personnes et au mois d’octobre de la même année, ce sont 28 journaux qui participent au colloque sur le développement de la presse communautaire... 4 grands axes sont tracés : la qualité de l’information locale, le financement et l’acquisition d’équipement, l’amélioration de la gestion des médias et la constitution d’un véritable réseau d’information locale. En 1984, consécration auprès de la profession : l’AMECQ devient membre associé du conseil de presse du Québec. En 1985, période dorée, l’AMECQ compte 55 membres...Le bulletin change de nom et devient « l’Amecqdote ». C’est également l’épisode de la Maison Galilée, une entreprise de conception graphique mise sur pied par l’AMECQ, et celle de l’implantation du Réseau thématique (une sorte d’ancêtre d’Internet) qui ambitionne de faire le lien entre les régions et le siège social de l’Association. Ces deux expériences sont de cinglants échecs. Quand le ministère des Communications du Québec abolit le PAMEC, on peut déjà pressentir la déroute de l’AMECQ.

Troubles et renaissance

De 1986 à 1989, plusieurs journaux abandonnent la partie et l’association ne reçoit plus de subventions dès 1989. Après une longue période de vaches maigres, qui ira jusqu’à remettre en cause l’existence même de l’association, 1991 est l’année de la Renaissance... À l’automne, un atelier itinérant de formation portant sur la mise en pages et l’écriture journalistique parcourt le Québec. En 1992, l’AMECQ passe de 34 à 62 journaux. 1993, parution du « guide ressources de la presse communautaire », véritable outil de rédaction journalistique en milieu communautaire. 1994, implantation du RPM (réseau placement média), l’AVDA (agence de vérification de la distribution) ainsi que d’un service de presse. A l’occasion de son quinzième anniversaire, l’Association lance une campagne de relations publiques auprès de 600 organismes du milieu communautaire et associatifs ainsi que de médias écrits et électroniques. En 1998, l’Association se dote d’un fonds de défense juridique suite à une poursuite judiciaire. En 2000, rupture avec la RPM et accord signé avec l’agence « Communications Publi-Services », traité qui amorce la première vraie crise interne de l’Association et la démission de son président. 2002, l’AMECQ reçoit la confirmation d’une subvention de plus d’un demi million de dollars du Fonds Jeunesse Québec pour la création de 21 postes dans 17 publications communautaires. En 2003, l’AMECQ poursuit sa lancée et voit le projet du Fonds Jeunesse se renouveler pour une deuxième année. En 2006, L’AMECQ amorce une campagne de recrutement et de visibilité qui lui permet d’identifier les journaux communautaires qui ne sont pas encore membres et de les inviter à adhérer à la grande famille des médias écrits communautaires. L’AMECQ s’apprête à adopter un plan d’action triennal où l’accent sera mis sur le soutien aux journaux en difficulté ; le renforcement du financement des journaux ; la réalisation d’une nouvelle étude de lectorat ; le développement de la publicité nationale et commerciale ainsi que l’établissement d’un plan de communication permettant de faire connaître davantage l’Association.

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