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![]() Le car sharing... Ou la révolution des déplacements au vingt et unième siècle ?Publié le : 12 septembre 2007A l’heure où l’on assiste à une prolifération accrue de voitures et des gaz à effet de serre (émission du dioxyde de carbone ou CO2), la « voiture partagée » semble la solution la plus écologique et ingénieuse face à l’« auto-dépendance ». Le concept n’est pas nouveau... Le « car sharing » apparaît en Europe dans les années soixante et se développe à partir des années soixante dix. Ces premières expériences ne bénéficient pas d’un grand succès mais préparent le terrain pour les années à venir. Les pays pionniers sont l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse. Même si cette pratique n’est pas encore ancrée dans les mœurs françaises, le « car sharing » trouve de plus en plus d’adeptes dans l’espace « communautaire ». Dans certains pays, comme l’Italie par exemple, il se développe sous la houlette des instances européennes. Au Royaume Uni, on privilégie le terme de « car club », plus proche de la notion de « voiture partagée ». Le b.a.-ba de la voiture partagée Le « car sharing » peut être défini comme un système de location de voiture. Le client peut choisir parmi différents types de véhicules... la particularité du système réside sur la flexibilité du service et la tarification. La souplesse Les voitures sont disponibles (et peuvent être restituées) vingt quatre heures sur vingt quatre et sept jours sur sept, dans des emplacements prévus à cet effet. Les lieux de location sont disséminés dans la ville afin de faciliter l’accès à l’usager. Le temps de location varie entre une heure et plusieurs jours. La réservation peut être faite à la dernière minute. Un service plus économique Le système de voiture partagée fonctionne sous la forme d’un abonnement annuel. L’utilisateur paye en fonction du nombre de kilomètres parcourus et du temps d’utilisation. Cela afin d’éviter la monopolisation d’un véhicule et des temps d’utilisation insuffisants... une vingtaine de minutes pour une location d’une journée. Dans le concret... L’abonné appelle la centrale de réservation et précise le type de voiture qu’il désire emprunter ainsi que le temps approximatif d’utilisation. Celle-ci enregistre sa demande et lui indique son emplacement. Le client n’a qu’à se rendre dans les lieux, muni d’une carte d’identification magnétique qui lui permet d’accéder au véhicule (préalablement déverrouillé à distance par la centrale). Les kilomètres parcourus et le temps d’utilisation sont enregistrés automatiquement par un ordinateur de bord. A la fin du mois, l’utilisateur reçoit une facture détaillée. Les projets européens La Commission Européenne a pris en charge plusieurs projets dès 2001. Le premier est le MOSES (mobility services for urban sustainability). Dans le cadre de celui-ci, des services de mobilité, fondés sur l’expérience du « Car Sharing », sont développés afin d’optimiser leur intégration dans la planification du développement urbain. De son côté, le TELLUS (transport and environment alliance for urban sustainability) vise à de formes nouvelles d’utilisation de la voiture en ville. L’ « autopartage », l’exemple transatlantique Lors du deuxième Salon National de l’Environnement (du 8 au 10 juin 2007 à Montréal), les québécois ont pu s’informer, entre autres, sur les bienfaits écologiques de « l’autopartage »... Comme le fait remarquer le journal « Le Devoir » du 02 juin, le développement durable passe aussi par de nouvelles habitudes urbaines. Partager sa voiture afin de réduire l’émission des gaz à effet de serre et de stimuler l’usage des transports en commun. Cette pratique s’inscrit dans le paysage urbain depuis 1994. Ce système s’est développé dans les villes de Québec, Montréal (ainsi que dans la banlieue de LaSalle), Sherbrooke et de Gatineau. Le nombre d’utilisateurs s’accroît d’année en année. Aujourd’hui, ils sont 12 000 à se partager 650 véhicules. L’« autopartage » fonctionne de la même manière que le « Car Sharing » en Europe... à quelques différences près. L’usager peut faire sa réservation sur Web. Il est contraint de restituer le véhicule dans le même endroit où il l’a emprunté et les coûts de l’essence sont pris en compte dans les tarifs. Au Québec, on estime qu’une voiture partagée remplace huit voitures utilisées individuellement. A long terme, le développement de cette nouvelle pratique encourage la réduction d’achat de véhicules. Dans la plupart des cas, l’ « autopartage » ou le « car sharing » prennent en charge toutes les dépenses liées à l’entretien et aux démarches administratives (assurances, immatriculation...). Un moyen qui s’avère utile dans des espaces fortement urbanisés, espaces où le nombre de véhicules en circulation et donc les stationnements augmentent de façon significative... laissant de moins en moins de places aux piétons ! Photo : L. Boscher pour Bug |