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![]() Petit rêve utopique d’une paix culturelle...Publié le : 21 novembre 2008Maman Carole... Mama Caro... Mamakao... Carole Lutton, fondatrice et présidente de l’association, n’aime pas parler d’elle. C’est pourtant son prénom qui, décliné phonétiquement par sa fille, est devenu éponyme de l’association dont le précepte est : « Petit rêve utopique d’une paix culturelle alliant l’art à notre vie, notre petit monde ». Par l’enseignement des danses et des percussions, par la recherche chorégraphique, par l’animation et l’éducation, Mamakao ne rêve pas seulement d’une paix culturelle, elle y contribue manifestement... L’association et les interventions Association loi 1901, Mamakao ne perçoit pas encore de subventions.... Elle s’autofinance par le biais des activités qu’elle propose depuis six ans auprès des scolaires, centre de loisirs et autres organismes à travers la région Bretagne...« Favoriser les échanges culturels et développer le dialogue artistique avec l’Afrique en faisant émerger et connaître de nouveaux talents »... Tournée à ses débuts vers la culture ivoirienne, l’association, par la diversité de ses intervenants et de ses sympathisants, représente aujourd’hui les cultures de tout le continent africain, voire sud américain. Cours de danses et de percussions, soutien et promotion d’artistes, animations et organisation de représentations participent à la réalisation de ce projet associatif. Rattachée principalement au pôle social associatif du Blosne, où elle met en place la plus grande partie des cours dispensés à l’année, Mamakao ne bénéficie toujours pas de locaux dédiés à ses activités. Depuis trois ans, l’association est accueillie par la MJC Bréquigny avec qui elle organise des stages en danse et percussions. Difficile, selon la présidente, de trouver sa place, de trouver des structures d’accueil et de multiplier les conventions dans une ville comme Rennes, où les anciennes associations de danse africaines sont bien ancrées. Mamakao compte tout de même 70 adhérents en ce début d’année 2007-2008. Parmi eux les inscrits à l’année mais aussi les participants aux stages, le coût d’inscription incluant l’adhésion à l’association. Au niveau des scolaires, l’intervention peut être ponctuelle ou régulière. Les animations intègrent une démonstration de danse et de percussions, une partie d’initiation, d’interaction, ainsi qu’une sensibilisation à l’histoire et à la culture africaine. Mamakao intervient également sur la création et la mise en œuvre de spectacles avec les enfants... Création libre Au-delà de ses activités pédagogiques, Mamakao développe la création et la recherche chorégraphique à travers notamment la constitution d’un spectacle annuel. Un ballet afro « tradi-moderne », selon Carole Lutton, pour qui la notion de danse traditionnelle n’a pas de sens si elle n’est pas directement pratiquée « au village par les natifs ». A l’instar de leur dernière soirée « couleur sang mêlé », Mamakao, inspirée et influencée par le traditionnel, associe la forme au sujet choisi. Dans cette même logique de réflexion formelle et artistique, la confrontation entre l’Afrique noire et l’Afrique du Nord sera sans doute le thème de cette année. L’occasion de stigmatiser les différends, de prolonger le travail entamé sur l’esclavagisme, avec des représentants des deux cultures. Les membres de Mamakao planchent actuellement sur la réalisation d’un événement plus conséquent. Organisé conjointement avec des homologues allemands, il regroupera festivités, ateliers, et spectacles sur plusieurs jours avec des représentants de tous horizons, le tout, dicté par l’esprit de partages et de rencontres. Si Mamakao intègre aujourd’hui un réseau et un cercle d’amis bien établis, il ne faut pas se méprendre et confondre affinités avec communautarisme. Le soutien et la promotion qu’elle apporte à des artistes locaux et internationaux tels Fred Ka et Charlie « Profête », l’échange de musiciens et d’intervenants, l’échange de compétences avec d’autres associations respectent les aspirations humanistes de l’association : l’altruisme et le métissage au détriment de l’individualisme. |